Un mal qui répand la terreur

Roman Yves de Mellis Un mal qui répand la terreurRésumé

Les grandes peurs de l’humanité : La lèpre, la tuberculose, la syphilis étaient rangées dans l’armoire aux accessoires. Dieu était mort entraînant dans sa tombe morale, châtiments et malédictions. L’homme, orphelin des grands mythes connaissait l’anxiété de cette liberté sans frontière. La crainte ancestrale du châtiment n’était pas morte en lui. L’apparition du Sida fut un lâche soulagement. Elle marquait les «réprouvés» et les séparaient des «justes» dont la conscience était à nouveau en paix. L’auteur, Yves de Mellis, prix « TABOU » pour son précédent ouvrage « Qui te rend si hardi ? » imagine une mutation du virus, cause d’une effroyable épidémie. Des grands singes éduqués par l’homme et insensibles à la maladie y voient l’occasion de prendre la relève de la race humaine. Un couple que le hasard a formé engage la lutte contre le ferment de destruction que l’humanité porte en elle et dont le virus n’est qu’une des manifestations. Ce livre a été écrit en 1987. Depuis l’épidémie s’est développée sous d’autres formes et la chute du mur de Berlin a changé la face du monde. Mais les mythes sont éternels.

Un mal qui répand la terreur Extrait N°1

Le train roulait à travers la campagne. Il allait vite mais son allure était si régulière que dans la monotonie du décor, il semblait immobile. Les pins couraient au devant de lui et un vent léger inclinait leurs cimes à son passage. Les poteaux électriques se bousculaient devant les glaces cependant que les fils montaient et descendaient comme des marionnettes déplacées par un opérateur invisible. Le médecin-colonel Etchemendi s’étira avec un grognement. Ses jambes rencontrèrent celles d’une robuste dame dont l’allure simiesque éveilla chez lui une répulsion irraisonnée. Elle sourit. Il se sentit mal à l’aise, maudissant les voitures corail de la SNCF et regrettant les compartiments qui permettaient de choisir ses têtes avant de s’enfermer dans leur univers clos où très vite s’établissaient pour quelques heures des liens quasi familiaux. A Londres ils furent surpris du changement physique de la population. Les Anglais de souche sans doute plus sensibles au virus avaient presque tous disparu. D’Oxford street aux banlieues éloignées, on ne voyait que des visages basanés ou colorés.. La famille royale avait été emportée par l’épidémie. Il n’était resté que le fils d’une princesse, mariée à un milliardaire arabe. Un prince Wahhabite occupait maintenant le trône de Richard cœur de lion. Quand ils passèrent devant Buckingam palace, ils virent que la relève de la garde se faisait toujours selon le même rythme mais les ordres tombaient de la bouche d’un officier venu de Mésopotamie….. Ils furent aussi étonnés par la saleté et le désordre qui régnaient dans les rues. Les poubelles n’avaient pas été vidées depuis plusieurs semaines et les trottoir étaient encombrés d’immondices sur lesquels s’agitaient des rats.…. Autour de Trafalgar square on voyait des bonimenteurs, des charmeurs de serpent, des danseurs noirs, des joueurs de tambourin.

Un mal qui répand la terreur Extrait N°2

Pas d’extrait disponible.

 

 

Editions Barré & Dayez -1988

ISBN 2-902484-09-7

Épuisé, réédité par la Bartavelle

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